dimanche 28 mars 2021

ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE MIGUEL HERNÁNDEZ


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

MIGUEL HERNÁNDEZ SORT D’UNE DES JOURNÉES DU DEUXIÈME 
CONGRÈS INTERNATIONAL DES ÉCRIVAINS POUR LA DÉFENSE DE 
LA CULTUREQUI S’EST TENU À VALENCE EN JUILLET 1937.
PHOTO WALTER REUTER (FONDO ZÚÑIGA)
SOIXANTE-DIX-NEUVIÈME ANNIVERSAIRE DE 
LA MORT DE MIGUEL HERNÁNDEZ 
1942 -28 MARS- 2021
MIGUEL HERNÁNDEZ GILABERT NÉ LE 30 OCTOBRE 1910 À ORIHUELA, PROVINCE D'ALICANTE – MORT LE 28 MARS 1942 À ALICANTE, FUT L'UN DES PLUS GRANDS POÈTES ET DRAMATURGES ESPAGNOLS DU XXÈME SIÈCLE.
MIGUEL HERNÁNDEZ GILABERT 
SUR LE MÊME SUJET :

jeudi 25 mars 2021

VAL-D'OISE. LE PRINTEMPS EST INEXORABLE : UN RASSEMBLEMENT INÉDIT POUR DÉFENDRE LA CULTURE

PHOTO FACEBOOK

« Le printemps est inexorable », comme disait le poète chilien Pablo Neruda, est un mouvement national pour soutenir le monde de la culture.

Par Julien Ducouret 

PABLO NERUDA JEUNE 

En lien avec la mobilisation nationale lancée par les syndicats professionnels du spectacle vivant le week-end des samedi 20 et dimanche 21 mars 2021, les acteurs culturels et élus du Val-d’Oise et de la Région Ile-de-France se sont unis et rassemblés sur les réseaux sociaux pour lancer un message collectif fort sur l’urgence d’avoir des perspectives concrètes pour la réouverture des lieux de spectacle à l’issue du confinement.

Soutien inexorable

Comme dans toute la France, ils se sont appuyés sur la citation de Pablo Neruda – Le printemps est inexorable – phrase choisie par la ministre de la Culture en janvier dernier pour partager son optimisme quant à la réouverture des lieux culturels.

______________

Sous l’impulsion de Points communs, scène nationale Cergy-Pontoise / Val-d’Oise, l’ensemble des acteurs culturels et élus du territoire ont choisi de réaliser une vidéo exprimant massivement leur soutien « inexorable » au monde de la culture : artistes, compagnies, lieux culturels, festivals, techniciens et administratifs.

3 000 vues

Avec cette vidéo, vue près de 3 000 fois depuis samedi 20 mars à 12h, ils ont invité les habitants et publics du Val d’Oise à partager au plus grand nombre leur besoin vital de culture.

Les partenaires mobilisés 

Art Ensemble, école de cirque Cherche Trouve

Abbaye de Maubuisson

Centre culturel L’imprévu de Saint-Ouen-l’Aumône

Centre des arts d’Enghien-les-Bains

Château d’Auvers

CirquEvolution, réseau de soutien au cirque contemporain

Compagnie Oposito – Le Moulin fondu, centre national des arts de la rue et de l’espace public

Conservatoire à rayonnement régional de Cergy-Pontoise

Direction de l’action culturelle de Goussainville

Direction des actions culturelles de Gonesse

Direction des affaires culturelles de Montigny-lès-Cormeilles

Ecole nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy

Escales danse

Espace culturel Lucien Jean de Marly-la-Ville

Espace Germinal, scènes de l’est valdoisien

Festival d’Auvers-sur-Oise / Piano Campus

Festival baroque de Pontoise

Festival Cergy, Soit !

Festival Imago / Théâtre du Cristal

Festival Jazz au fil de l’Oise

Festival théâtral du Val d’Oise

Forum de Vauréal

Fondation Royaumont

La Ruche

Le Figuier blanc d’Argenteuil

L’Orange Bleue* d’Eaubonne

Musée archéologique & Musée de l’outil du Val d’Oise

Points communs, scène nationale Cergy-Pontoise / Val d’Oise

Service des affaires culturelles de Villiers-le-Bel

Théâtre de Jouy de Jouy-le-Moutier

Théâtre du Cormier et Studio 240 de Cormeilles-en-Parisis

Théâtre Paul Eluard, scène conventionnée danse de Bezons

Tous les partenaires, acteurs du monde culturel et élus du Val-d’Oise souhaitent une mobilisation générale pour l’obtention d’un calendrier prochain de réouverture des lieux culturels et que se dessine enfin le moment où artistes et publics pourront à nouveau partager cette alchimie artistique qui nous tient tous à cœur dans les théâtres.

Partagez

SUR LE MÊME SUJET :

lundi 22 mars 2021

CAEN. LA CULTURE VEUT CROIRE AU RETOUR DES BEAUX JOURS

 [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

« LE PRINTEMPS EST INEXORABLE »
PHOTO OUEST-FRANCE

Caen. La culture veut croire au retour des beaux jours

Environ 400 personnes se sont rassemblées à 13 h sur la place du Théâtre, à Caen (Calvados), ce samedi 20 mars 2021. Une manifestation de soutien au monde culturel, dans le cadre du mouvement national « Le printemps est inexorable ».

Lucas LARCHER

Les manifestants ont contribué au « mur de fleurs» installé devant le théâtre de Caen.

À Caen (Calvados), la place du théâtre s’est transformée en fête du printemps, ce samedi 20 mars 2021. Pour accueillir la nouvelle saison, quelque 400 personnes s’y sont réunies pour réclamer la réouverture des espaces culturels et le retrait de la réforme de l’assurance chômage, jugée pénalisante pour les demandeurs d’emploi.  Ouest-France

ILLUSTRATION / LIBERTÉ LE BONHOMME LIBRE
Sur les communiqués publiés sur les pages Facebook des institutions culturelles de Caen (Calvados), le ton est donné. Samedi 20 mars 2020, les différents théâtres de Caen, le Zénith, les cinémas et tous les autres acteurs culturels appellent au rassemblement devant le théâtre de Caen à 13 heures. 

Par Margaux Rousset

« Pablo Neruda vs Roseline Bachelot »
MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE CAEN 

« Pablo Neruda vs Roseline Bachelot». Le théâtre de la Comédie de Caen occupé nuit et jour par des intermittents du spectacle
Cette mobilisation nationale entend s’inspirer de la citation de Pablo Neruda : « le printemps est inexorable ». Citation reprise par la ministre de la Culture lors d’une conférence de presse, le 14 décembre dernier. 

À Caen, il s’agit d’un rassemblement fleuri : les participants sont conviés à venir avec une fleur pour composer un mur végétal devant le théâtre. 
Faire entendre son désir de culture
Nous n'avons pas compris que la culture ne soit pas considérée comme un lien social essentiel, existentiel, nécessaire à la vie. Nous n'avons pas compris qu'elle soit mise à l'écart. 
Ainsi les institutions appellent les spectateurs, les artistes, les professionnels de la culture, les élus, les citoyens, à se réunir pour faire entendre leur désir de culture. 

SUR LE MÊME SUJET :

lundi 22 février 2021

MORT D’HÉLÈNE MARTIN, UNE VOIX POÉTIQUE

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]
HÉLÈNE MARTIN
PHOTO  BORIS LIPNITZKI 

Les faits. Elle a chanté Aragon, Giono, René Char, Pablo Neruda… La chanteuse et compositrice, Hélène Martin décédée le 21 février à 92 ans, a toujours associé poésie chantée, goût du théâtre et écriture.

[ Pour écouter, cliquer sur la flèche ]
 
« ENTRE MORIR Y NO MORIR» PAROLES PABLO NERUDA 
MUSIQUE ET INTERPRÈTE HÉLÈNE MARTIN

Nathalie Lacube

Lecture en 2 min.

POCHETTE DE L'ALBUM VINYLE
D'HÉLÈNE MARTIN
« TESTAMENTO DE OTOÑO»
Le désir… l’essentiel de nos vies. Tel est le titre du dernier album d’Hélène Martin, sorti en 2019 sur le label EPM. Une célébration des plaisirs d’une vie marquée par de belles rencontres, un grand amour des mots et de la musique. Hélène Martin, décédée dimanche 21 février à 92 ans à Cordemais (Loire-Atlantique), chanteuse, auteure-compositrice, était également une poétesse discrète, connue par la voix de grands poètes du XXème siècle qu’elle a interprétés.

Les peintres l’inspirent, Jean Genet l’encourage

Hélène Martin Autrice, compositrice, interprète, elle fut l’une des premières à mettre en musique les poèmes d’Aragon, de Genet, Neruda, Queneau… Elle s’est éteinte le 21 février, à l’âge de 92 ans.
PHOTO  BORIS LIPNITZKI 

Née en décembre 1928 à Paris, elle s’était lancée dans la chanson dans les cabarets parisiens. Au début des années 1960, elle a l’idée de mettre en musique des poètes, en adaptant des œuvres de Jean Genet, qui l’encourage dans cette voie. Elle crée Sur mon cou, l’adaptation d’un texte de Genet (extrait du «Condamné à mort »), reprise ensuite par Étienne Daho.

« Les peintres, Rembrandt, Turner, Chagall, m’ont ouverte à l’expression. Depuis, je ne conçois pas la vie sans état poétique. Rilke est tout aussi vivant pour moi que l’Italien Erri De Luca, confiait-elle en 2009 à La Croix. Chanter, c’est comme offrir un baume qui soignerait toutes les blessures. Il n’y a rien de plus mystérieux. Et lorsque l’on chante c’est toujours la première et la dernière fois. Comme en amour. »

Les grandes heures de son émission Plain-Chant sur France 2

René Char, Pablo Neruda, Louis Aragon, Jean Giono, Claude Roy, et tant d’autres figurent sur les « Abécédaires », qu’enregistre Hélène Martin. Elle crée aussi des émissions télévisées ou radiophoniques sur les écrivains. Il faut revoir les 22 émissions de sa série télévisée « Plain-Chant » qui, dans les années 1970 sur France 2, dressaient le portrait de poètes comme Queneau ou Soupault. Ainsi que réentendre ses courts programmes, qui sur les ondes de Radio France, invitaient une personnalité à dire les émotions ressenties à l’écoute de sa chanson préférée.


[ Pour écouter, cliquer sur la flèche ]
 
« AL ODIO LE DEJARE» PAROLES PABLO NERUDA 
MUSIQUE ET INTERPRÈTE HÉLÈNE MARTIN

Sans jamais renoncer à porter le beau auprès d’un large public, Hélène Martin se produit sur scène dans de mémorables récitals, durant un demi-siècle. Elle interprète ses propres textes, dont Liberté Femme, inspiré par ses engagements féministes. Celle qui a appris à chanter avec des Tsiganes, élargit sans cesse son répertoire, de Rimbaud, Jean Sénac, ou François Villon. « Parce qu’une simple chanson peut emmener très haut, peut guérir l’univers. » Les mots sont d’Eugène Guillevic.

Les disques d’Hélène Martin, dont La Douceur du bagne, sont édités chez EPM.

SUR LE MÊME SUJET :

vendredi 15 janvier 2021

QUAND ROSELYNE BACHELOT CITE PABLO NERUDA, ÇA VEUT DIRE QUOI ?

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]
PHOTO THOMAS COEX/POOL VIA REUTERS
Lors de la conférence de presse du gouvernement du 14 janvier, la ministre de la Culture a glissé une citation du poète chilien : « Le printemps est inexorable. » Cryptique.

Par Elisabeth Philippe  

PEINTURE RICHARD DAY

Imaginez. Vous êtes une des plumes de Roselyne Bachelot. Vous planchez sur le discours de votre ministre pour la conférence de presse. Dans quelques heures, les membres du gouvernement doivent annoncer les nouvelles mesures sanitaires. Sauf que, pour le monde de la culture, d’annonces et de nouvelles mesures, il n’y a pas. Que dalle. Walou. Nada. Pas une seule date à donner, pas une réouverture en vue, pas le moindre signe d’espoir. Or « vivre sans espoir, c’est cesser de vivre », comme l’écrivait Dostoïevski.

Pour seule consigne, on vous donne un vague horizon : le printemps. Ça ne mange pas de pain de dire que ça ira mieux au printemps. C’est flou, c’est fleuri. Débrouillez-vous avec ça. Vous êtes las d’écrire sur du vent, de broder sur du vide. « Penser printemps ! » Ces mots tournent en boucle dans votre tête. Mais vous ne pouvez décemment pas les utiliser. Ça sentirait trop le réchauffé. Personne n’a oublié Emmanuel Macron, lors de ses vœux en 2017, et la façon dont il exhortait alors le peuple français à « penser printemps », reprenant là les mots du philosophe Alain.

Vous jetez un œil par la fenêtre. Il pleut. Sur les arbres, aucun bourgeon prêt à éclore. Pourtant, comme disait William Blake, « le plus timide bourgeon est la preuve qu’il n’y a pas de mort réelle ». Alors quoi, autant en finir tout de suite ? Votre regard se pose de nouveau sur votre écran. Et là, l’illumination.

Après l’hiver, viendra le printemps : c’est inexorable

Les mains tremblantes, vous entrez les mots « printemps » et « citations » dans votre moteur de recherche. Puis, fébrile, vous cliquez sur le lien que l’on vous propose gracieusement. Magie des algorithmes, le premier résultat est le bon. Une phrase aussi sublime qu’énigmatique s’affiche en lettres parme : « Le printemps est inexorable ». C’est du Pablo Neruda. Banco, triple banco : un poète chilien, prix Nobel, engagé, peut-être même un martyr. Après tout, les circonstances de sa mort restent troubles. Ça va plaire à tous ces intermittents et ces bobos qui chouinent sur leur sort. Non, vous ne pensez pas ça, bien sûr, mais tel Jules Renard, vous croyez que « l’ironie est la pudeur de l’humanité ».

Alors, certes, cette phrase, « le printemps est inexorable », provient d’une ode au communisme - pas très « start-up nation » - que l’on trouve à la fin des Mémoires de Neruda « J’avoue que j’ai vécu » :

La vie des vieux systèmes a éclos dans les énormes toiles d’araignée du Moyen Age… Des toiles d’araignée plus résistantes que l’acier des machines… Pourtant, il existe des gens qui croient au changement, des gens qui ont pratiqué le changement, qui l’ont fait triompher, qui l’ont fait fleurir… Mince alors !… Le printemps est inexorable ! » (Folio, trad. de Claude Couffon)"

Oui, bon, après tout, Emmanuel Macron a bien écrit un livre programmatique intitulé « Révolution ». Hasta siempre Presidente ! Mais hors contexte, ça veut dire quoi, exactement, « le printemps est inexorable » ? Est-ce que ça signifie que le printemps est sans pitié, inflexible et implacable ? Dans ce cas, pour la note d’espoir, on repassera. A moins qu’il faille comprendre que le printemps est inévitable. Gao Xingjian a raison : « le destin se moque des hommes ». Et les saisons, tout autant. Donc oui, « après la pluie vient le beau temps » et après l’hiver viendra le printemps. C’est inexorable !

Vous exultez. Enfin, vous l’avez trouvée cette formule qui fera mouche, celle qui donnera un petit supplément d’âme à un discours un peu terne, pour ne pas dire sinistre. En début de soirée, jeudi 14 décembre, la ministre de la culture termine son allocution par ces mots, ceux-là mêmes que vous avez écrits : « Pour l’instant, la situation sanitaire est trop dégradée et trop instable pour envisager une date ferme de réouverture. » Avant de glisser, l’air entendu : « Mais je sais aussi, avec Pablo Neruda, que le printemps est inexorable. » Au rayon des citations prêtes à l’emploi, il y avait aussi cette phrase de Montaigne, ou plutôt de Platon, enfin de Socrate : « Je sais que je ne sais rien ». Elle aurait peut-être été plus honnête.

Merci au poète et éditeur Bruno Doucey, auteur de « Pablo Neruda. Non à l’humanité naufragée » (Actes Sud Junior,) qui m’a aidée à retrouver l’origine de la citation. Lui-même y fait allusion dans son livre, écrivant au sujet de Neruda : « Ses ennemis auraient beau couper les fleurs une à une, ils n’empêcheraient pas le printemps. »
PABLO NERUDA  
PHOTO FUNDACIÓN PABLO NERUDA

SUR LE MÊME SUJET :

PABLO NERUDA : « NON À L'HUMANITÉ NAUFRAGÉE»

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

PABLO NERUDA : « NON À
L'HUMANITÉ NAUFRAGÉE»

La plus grande fierté de sa vie. Le poète chilien Pablo Neruda, magistral écrivain, prix Nobel de littérature, condamné à l’exil politique, parlait ainsi du Winnipeg, ce bateau grâce auquel il accomplit le sauvetage de milliers de réfugiés espagnols en 1939. Une aventure étonnante et méconnue qui résonne de manière brûlante avec notre actualité.

Actes Sud Junior

Ceux qui ont dit non

Octobre, 2020

11.00 x 17.60 cm, 96 pages 

ISBN : 978-2-330-14172-1

Prix indicatif : 9.00€

SUR LE MÊME SUJET :


vendredi 30 octobre 2020

110ème ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DE MIGUEL HERNANDEZ

 [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

PHOTO COLORISÉE
PAR RAFAEL NAVARRETE

CENT-DIXIÈME 
ANNIVERSAIRE DE  LA
NAISSANCE DE MIGUEL HERNÁNDEZ 
1910 - 30 OCTOBRE - 2020
MIGUEL HERNÁNDEZ GILABERT NÉ LE 30 OCTOBRE 1910 À ORIHUELA, PROVINCE D'ALICANTE – MORT LE 28 MARS 1942 À ALICANTE, FUT L'UN DES PLUS GRANDS POÈTES ET DRAMATURGES ESPAGNOLS DU XXÈME SIÈCLE.
MIGUEL HERNÁNDEZ GILABERT 
SUR LE MÊME SUJET :

mercredi 23 septembre 2020

ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE PABLO NERUDA


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

 RECOUVERT DU DRAPEAU NATIONAL, LE CERCUEIL DE PABLO NERUDA
EST CONDUIT AU CIMETIERE PAR 
SA VEUVE ET DES PROCHES
LE 29 SEPTEMBRE 1973 SOUS L’ETAT DE SIEGE
PHOTO  CHRISTIAN SIMONPIETRI 
QUARANTE-SEPTIÈME ANNIVERSAIRE 
DE LA MORT DE PABLO NERUDA
1973 -23 SEPTEMBRE- 2020
Non, ne me fermez pas les yeux.  
Lorsque j'aurai cessé de vivre,  
j'en aurai besoin pour apprendre  
pour regarder et comprendre ma mort
EXTRAIT DU POÈME « LA VÉRITÉ »
Au Chili on commémore dimanche 23 septembre le 47ème anniversaire de la mort du poète Pablo Neruda, survenue seulement 12 jours après le coup d'État de 1973.
LEILA NASH ET AMANDA FERNANDEZ 
AUX FUNÉRAILLES DE PABLO NERUDA
PHOTO DAVID BURNETT

Retour sur la vie passionnante de ce « barde d'utilité publique », symbole de la francophile, marquée par un passage en France en tant qu'ambassadeur sous le gouvernement de Salvador Allende, et par une fin tragique entourée de mystères. 


Neruda renonce à son poste d'ambassadeur en novembre 1972, en raison d'un état de santé fragile et après un séjour à l'hôpital Cochin à Paris. À Santiago l'attend un hommage populaire grandiose au Stade national du Chili. 

Le prix Nobel de littérature est décédé à clinique Santa-María à Santiago le 23 septembre 1973.

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

SUR LE MÊME SUJET :

mardi 22 septembre 2020

CHILI / PABLO NERUDA: UNE VERSION PRÉLIMINAIRE ET DACTYLOGRAPHIÉE DU SONNET « SANGRE DE TORO » RETROUVÉE EN JUILLET

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ] 
 FAC-SIMILÉ DU POÈME  « SANGRE DE TORO » 
MAP EXPRESS
 VIN EGRI BIKAVÉR

Santiago du Chili – Une version préliminaire du sonnet « Sangre de Toro » (Sang de Taureau, 1965), dactylographiée et signée par le poète chilien Pablo Neruda, a été retrouvée en juillet dernier dans l’appartement de l’un de ses amis, a annoncé mardi l’Université du Chili, qui se chargera de la conservation et préservation du document inédit.
INVITATION


dimanche 16 août 2020

GERDA TARO, DANS L’OMBRE DE CAPA

  

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

UNE DU QUOTIDIEN « CE SOIR » DU 28 JUILLET 1937

 Femmes photographes dans un monde d’hommes. Leur passion a fini par leur coûter la vie. Aujourd'hui, Gerda Taro.

Le 10 août 1937, Louis Aragon décide de mettre à la une de « Ce soir », le journal communiste qu’il dirige, les dernières images de Gerda. Deux semaines plus tôt, le 1er août, au cimetière du Père-Lachaise, près de 10 000 personnes se pressent aux obsèques d’une jeune femme qui aurait dû fêter ce jour-là ses 27 ans. Le poète engagé et son ami Pablo Neruda y prononcent un éloge funèbre émouvant. Plus tard il dira : « Le peuple de Paris fit à la petite un enterrement extraordinaire, où toutes les fleurs du monde s’étaient donné rendez-vous. » Gerda Taro vient de partir emplie de gloire. Alors pourquoi a-t-elle ensuite disparu dans les brouillards de l’Histoire ?

Par Corinne Thorillon

PHOTO DE FRED STEIN (PARIS 1935)

Paris, septembre 1934, à la terrasse du Dôme, à Montparnasse, quartier général de tous les réfugiés politiques d’Europe centrale, la solaire Gerta Pohorylle, pétillante rousse toujours tirée à quatre épingles, fille rebelle de bourgeois juifs de Leipzig, rencontre Endre Erno Friedmann, photographe hongrois sûr de lui, au charme tsigane ravageur. Hitler vient d’accéder au pouvoir. Les deux déracinés antifascistes ont tout en commun, et surtout le goût de la liberté. Le jeune homme qui parle à peine français vend alors ses photos au rabais. Il lui met un Rolleiflex dans les mains et lui apprend les rudiments du labo. Après avoir été fille au pair et secrétaire à mi-temps, la jolie Allemande polyglotte vient de décrocher un boulot d’assistante à l’agence Alliance-Photo. Très amoureuse, elle a une idée lumineuse. Elle propose à son amant de changer d’identité. C’est ainsi que naît Robert Capa, exilé de l’Est tout à coup transformé en photographe américain séducteur et mondain, venu conquérir l’Europe. Le stratagème fonctionne. Les ventes s’envolent ! Deux fois au moins le prix d’avant. Elle en profite, au passage, pour prendre le pseudonyme de Gerda Taro.

Elle connaît les dangers du nazisme, pour avoir dû le fuir en 1933. Le 4 février 1936, elle obtient sa carte de presse, une première pour une femme. Le précieux sésame en poche, elle s’envole avec son amoureux ambitieux vers Barcelone pour couvrir la guerre civile espagnole. Ils échappent par miracle au crash de leur petit avion… Comme un signe. C’est là-bas que Robert Capa devient un mythe et atteint une consécration internationale avec « Mort d’un soldat républicain ». Il s’agit en fait d’une photo montée, pour montrer, paradoxalement, le vrai visage de la guerre. Il n’y avait aucun combat là où ils étaient ce jour-là. On ne saura jamais qui a réellement appuyé sur le bouton du Leica ni qui en a eu l’idée. Qu’importe. Leurs photos, cosignées Capa-Taro, captées au plus près de l’action, sont publiées alors par des magazines dont ils ne partagent pas forcément les idées. Ils décident d’en contrôler la diffusion et les légendes ; les prémices de Magnum, collectif que Bob créera en 1947 avec, entre autres, Henri Cartier-Bresson et son ami David – Chim – Seymour, qui traquait avec le couple d’idéalistes le combat en Espagne. Une agence atypique, dont l’objectif principal est, pour les photographes, de contrôler leurs droits d’auteur. Cruelle ironie du sort pour Gerda, qui n’a cessé d’être effacée de ses clichés.

Gerda n’avait aucun héritier pour préserver sa mémoire et valoriser son œuvre

Elle n’en peut plus de vivre dans l’ombre de son homme et de devoir partager avec lui notoriété et engagement politique. Robert rentre alors à Paris et laisse en Espagne sa « pequeña rubia », qui croit encore à la victoire républicaine. Elle repart sur le front pour enfin signer les images de son seul nom. C’est le 25 juillet 1937, à Brunete, dans la banlieue de Madrid, qu’elle va rencontrer son destin. Alors que les républicains sont en déroute, au terme d’une bataille acharnée contre les nationalistes, elle monte sur le marchepied d’une voiture transformée en ambulance. Elle y est percutée par un char et succombe à ses blessures le lendemain. Capa, alors star absolue du photojournalisme, semble inconsolable d’avoir perdu son âme sœur.

C’est pourtant lui et son petit frère Cornell qui ont gommé son nom au dos de toutes les images qu’ils ont réalisées ensemble. Sa famille ayant disparu tragiquement dans les camps, Gerda n’avait aucun héritier pour préserver sa mémoire et valoriser son œuvre. Tombée dans un oubli total pendant près de cinquante ans, l’Histoire lui redonne une place de choix lorsqu’une valise, en réalité trois boîtes d’archives assemblées par Emeric Weisz, ami et tireur de Robert, disparue mystérieusement à la fin de la Seconde Guerre mondiale, réapparaît par miracle en 2007 au Mexique. Elle contient 4 500 négatifs du trio d’amis sur la guerre d’Espagne, dont 800 de Gerda. Le monde découvre ainsi à travers ces clichés inédits, tamponnés de son nom, une femme courageuse et intrépide, mais surtout une grande photographe aux compositions graphiques audacieuses. La première photojournaliste morte sur le champ de bataille sort de cette épitaphe fatale pour enfin entrer dans la lumière qu’elle mérite. Et Giacometti ne s’est pas trompé en surmontant sa sépulture modeste d’un faucon Horus, symbole de résurrection. Elle s’appelait Gerda Taro.

dimanche 12 juillet 2020

ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DE PABLO NERUDA


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]


PABLO NERUDA EN 1971 À PARIS 
PHOTO JEAN-RÉGIS ROUSTAN 
CENT-SEIZIÈME ANNIVERSAIRE 
DE LA NAISSANCE DE PABLO NERUDA

1904 -12 JUILLET- 2020
PABLO NERUDA EN 1971 À PARIS 
PHOTO JEAN-RÉGIS ROUSTAN 


Ricardo Eliecer Neftalí Reyes Basoalto a vu le jour le 12 juillet 1904 à Parral, petite ville au Sud du Chili. Très tôt, il adopte son pseudonyme Pablo Neruda pour cacher à son père cheminot ses aspirations poétiques. On suppose communément que le surnom est emprunté au poète tchèque Jan Neruda (1834-1891).
Lire la suite

PABLO NERUDA  
PHOTO FUNDACIÓN PABLO NERUDA

SUR LE MÊME SUJET :

70ÈME ANNIVERSAIRE DU «CHANT GÉNÉRAL» DE PABLO NERUDA

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]
70ÈME ANNIVERSAIRE DU 
«CHANT GÉNÉRAL» DE PABLO NERUDA


IILLUSTRATION DE DIEGO RIVERA

Le Chant Général de Pablo Neruda fut publié premièrement au Mexique le mois d'avril 1950, dans deux versions : une somptueuse édition princeps qui fut sponsorisée par le « Comité Auspiciador », d'Editorial América et une deuxième version fac-similaire d’un format plus réduit, imprimée sous le sceau des Ediciones Océano. 

IILLUSTRATION DE 
DAVID ALFARO SIQUEIROS
Les deux portent des illustrations de deux célèbres peintres et muralistes mexicains qui étaient alors au faîte de leur art, David Alfaro Siqueiros et Diego Rivera. Au Chili, le Parti communiste réalisa -dans des conditions presque invraisemblables- une édition clandestine du Chant Général, illustrée des gravures du plasticien chilien José Venturelli. Ce sont ces gravures que vous pouvez voir plus haut.  


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

PABLO NERUDA  
PHOTO FUNDACIÓN PABLO NERUDA
SUR LE MÊME SUJET :