mercredi 21 octobre 2026

ANNONCE DE L'ATTRIBUTION DU PRIX NOBEL À PABLO NERUDA

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PABLO NERUDA RECOIT LE PRIX NOBEL DE
LITTERATURE 1971 DES MAINS DU ROI DE SUEDE

1971 - 21 OCTOBRE – 2026

Pablo Neruda 55ème anniversaire de 
la réception du Prix Nobel de littérature

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La nouvelle fut annoncée le 21 octobre 1971, mais il reçut le prix quelques mois plus tard, le 10 décembre 1971, des mains du roi Gustave Adolphe.

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UNES DE LA PRESSE CHILIENNE


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    vendredi 2 octobre 2026

    PABLO NERUDA : "L'ENFANT QUI NE JOUE PAS N'EST PAS UN ENFANT, MAIS L'HOMME QUI NE JOUE PAS A PERDU À JAMAIS L'ENFANT QUI VIVAIT EN LUI"

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    PABLO NERUDA JEUNE
    PHOTO COLORISÉE AVEC IA CHATGPT

    Pour le célèbre poète, le jeu devrait rester le centre de la vie de tous les adultes. / 
    "L'enfant qui ne joue pas n'est pas un enfant, mais l'homme qui ne joue pas a perdu à jamais l'enfant qui vivait en lui". Cette phrase qui résonne différemment chez tous les adultes a été écrite par le poète et prix Nobel de littérature en 1971 Pablo Neruda, mort le 23 septembre 1973. 

    L'internaute

    CHEVAL DE MANÈGE  À LA
    MAISON DE NERUDA
    PHOTO RQ

    Elle provient des mémoires que le poète chilien, devenu sénateur et ambassadeur, a intitulées J'avoue que j'ai vécu. Dans cet ouvrage paru un an après sa mort, celui qui est aujourd'hui décrit comme un grand excentrique revient sur sa vie, ses engagements politiques et sa vision de l'art et de l'existence. Il y inclue son analyse personnelle de l'enfance, du jeu et du passage à l'âge adulte : "L'enfant qui ne joue pas n'est pas un enfant, mais l'homme qui ne joue pas a perdu à jamais l'enfant qui vivait en lui".

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    ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

    Dans cette phrase devenue célèbre, ne cherchez pas de sous-entendu ou de rhétorique. Le Chilien indique bel et bien l'importance de garder son âme d'enfant à l'âge adulte. D'origine modeste, Pablo Neruda a lui-même tenu à ne jamais se séparer de cette part de sa vie. A la fin de son existence, il possédait ainsi l'une des plus grandes collections de jouets, d'objets insolites et de curiosités d'Amérique latine. Comprenant 4000 objets, elle comptait selon la Fondation Pablo Neruda des centaines de figurines, des masques, des coquillages, des bateaux miniatures, des figures de proue ou encore des objets mécaniques.

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    ► À lire aussi :       PABLO NERUDA BIOGRAPHIE

    Pour le poète, le jeu et l'émerveillement étaient donc indispensables à la création de son identité d'adulte. Selon lui, cela signifiait conserver sa créativité, sa joie de vivre et sa spontanéité. Oignon, chaussettes tricotées ou encore paire de ciseaux, Neruda estimait d'ailleurs dans son poème Odes Elémentaires que chaque objet du quotidien contient au moins une raison de se réjouir. Un adulte qui perd ce contact avec son enfant intérieur s'isole et devient plus malheureux.

    POUPÉES EN FAÏENCE (LA CHASCONA)
    PHOTO MAGAZINE CASAS

    Il est d'ailleurs important de savoir que cette citation n'est pas réellement complète. Neruda ne s'était pas arrêté à la perte de l'enfant intérieur. Selon lui, "l'enfant qui ne joue pas n'est pas un enfant, mais l'homme qui ne joue pas a perdu à jamais l'enfant qui vivait en lui et qui lui manquera beaucoup". Autrement dit, l'adulte qui perd le goût du jeu risque aussi de regretter l'absence de cette part de lui-même. Cet ajout confère une dimension plus mélancolique encore à la citation connue.

    Très engagé au Parti communiste, Pablo Neruda a reçu le prix Nobel de la Littérature en 1971 pour l'ampleur de son œuvre poétique. L'académie suédoise avait alors salué "une poésie qui, par l'action d'une force élémentaire, donne vie au destin et aux rêves d'un continent. "


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    mercredi 23 septembre 2026

    ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE PABLO NERUDA


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    PHOTO EVANDRO TEXEIRA
    53ème  ANNIVERSAIRE DE
    LA MORT DE PABLO NERUDA
    1973 -23 SEPTEMBRE- 2026

    Non, ne me fermez pas les yeux.  
    Lorsque j'aurai cessé de vivre,  
    j'en aurai besoin pour apprendre  
    pour regarder et comprendre ma mort
    EXTRAIT DU POÈME « LA VÉRITÉ »


     

    53e anniversaire de la mort de Pablo Neruda
    FLYER FUNDACIÓN NERUDA

    ► À lire aussi :       PABLO NERUDA BIOGRAPHIE

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    26 septembre 1973 05min 22s.  Le poète et homme politique chilien, Pablo NERUDA, est décédé le 23 septembre 1973 d'un cancer du pancréas, à la Clinique Santa Maria de Santiago. Images du cortège, du cercueil, de la maison du poète, saccagée, interview de l'ambassadeur de Suéde au Chili, en français. Le cercueil est porté dans le parc. Déclaration de Nemecio ANTUNEZ, directeur du musée de Santiago, Matilde URRUTIA, veuve du poète, devant la maison détruite, Radomiro TOMIC, candidat démocrate chrétien en 1970
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    samedi 19 septembre 2026

    «LA CENTAINE D’AMOUR» LES POÈMES DE PABLO NERUDA SUR DES AIRS D’OPÉRA AU MÜNSTERHOF

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    PABLO NERUDA ET MATILDE URRUTIA À ISLA NEGRA 1970
    PHOTO SARA FACIO
    Logo DNA

    Strasbourg / “La Centaine d’amour” : les poèmes de Pablo Neruda sur des airs d’opéra au Münsterhof / Le comédien Christophe Feltz – qui a fait de la poésie une matière à vivre, éprouver et transmettre – sera sur la scène du Münsterhof à Strasbourg vendredi 2 octobre pour faire entendre les poèmes de Pablo Neruda issus de  La Centaine d’amour. Une création avec le ténor Namdeuk Lee et la pianiste Tokiko Hosoya où les mots, le piano et le chant lyrique se répondent pour donner chair à l’œuvre du poète chilien.

    A.K. - Hier à 07:03 - Temps de lecture : 4 min

    RÉPÉTITIONS ET INSTALLATIONS
    DE THÉÂTRE LUMIÈRE AVANT
    LA REPRÉSENTATION DE LA PIÈCE
    "PABLO NERUDA, LA CENTAINE D'AMOUR"
    PAR CHRISTOPHE FELTZ LE 26 MAI

    Il faut l’entendre parler de poésie pour comprendre. Chez Christophe Feltz , elle n’est pas une discipline poussiéreuse que l’on réserverait aux amateurs de beaux mots. Elle est vivante, physique, et profondément humaine. « Ce qui me fonde, c’est la poésie », affirme celui qui en a fait l’un des fils rouges de son parcours artistique. Comédien, metteur en scène, auteur, voix pour Arte et directeur artistique, Christophe Feltz multiplie les casquettes sans jamais perdre de vue ce qui l’anime. Il a créé la compagnie Théâtre Lumière il y a 35 ans et porté ses spectacles en France comme à l’étranger. Mais derrière cette expérience, il y a surtout une passion née à l’adolescence, transmise notamment par le célèbre comédien strasbourgeois André Pomarat , avec une conviction qui ne l’a jamais quitté : la poésie doit être incarnée pour toucher véritablement celui qui l’écoute. « Ce n’est pas une musique douce réservée aux gens lettrés, insiste-t-il. Elle parle du quotidien, des émotions les plus profondes, dans la joie comme la souffrance. » Sa beauté réside alors dans cette capacité à s’emparer du texte dans sa chair et à le transformer en magie.

    DE GAUCHE À DROITE, LE TÉNOR NAMDEUK LEE, LA PIANISTE
    TOKIKO HOSOYA ET LE COMÉDIEN CHRISTOPHE FELTZ,
    RÉUNIS POUR LA REPRÉSENTATION
    DE LA CENTAINE D’AMOUR DU 2 OCTOBRE.
    PHOTO FOURNIE PAR CHRISTOPHE FELTZ

    ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

    Quand la poésie rencontre l’opéra

    Publié en 1959, La Centaine d’amour  réunit les cent sonnets que Pablo Neruda a consacré à celle qui deviendra son épouse, Matilde Urrutia. Christophe Feltz en a choisi une cinquantaine pour la création qu’il présentera le 2 octobre au Münsterhof à Strasbourg. Dans ces textes, l’amour n’est pas figé : il est question de désir, de nature, du temps qui passe, mais aussi de ce qui accompagne inévitablement une existence jusqu’à sa fin. Une matière particulièrement riche pour un comédien, qui revendique justement une poésie au plus près des émotions humaines. Et pour incarner cette nouvelle création, Christophe Feltz a choisi de ne pas porter seul les textes. Le ténor Namdeuk Lee et la pianiste Tokiko Hosoya, tous deux de l’Opéra national du Rhin, l’accompagneront sur scène, notamment avec des œuvres de Mozart, Verdi, Massenet, Donizetti ou encore Philip Glass. Mais il ne s’agira pas simplement d’ajouter des airs d’opéra aux poèmes : « Le chant lyrique intervient au cœur même de la dramaturgie du spectacle, en adéquation avec le sens véritable des textes. » Le spectacle pourra ainsi passer d’une atmosphère lumineuse à des moments plus sombres dans une juste alternance entre textes interprétés, musique et chant, avec des moments de symbiose où les trois disciplines ne feront plus qu’un.

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    ► À lire aussi :    LORRAINE HUNT-LIEBERSON CHANTE NERUDA

    « Faire du vivant pour les vivants »

    COUVERTURE DE LA 1ère ÉDITION 
    « CIEN SONETOS DE AMOR »
    (LA CENTAINE D'AMOUR),
     SANTIAGO DU CHILI,
    ÉDITIONS UNIVERSITAIRES, 1959.


    Afin de porter ce rendez-vous artistique régulier des “Poétiques du Münsterhof” créées par Christophe Feltz en 2022, c’est la salle Amadeus qui a été choisie pour la représentation du 2 octobre. « Cette salle à l’acoustique inégalable est un lieu avec un brassage de cultures, de savoirs, de spiritualité et d’humanité. » Des notions qui trouvent un écho évident dans l’œuvre de Neruda et dans cette volonté de faire de la poésie un espace ouvert à tous. 

    Au-delà du célèbre poète, c’est toute la démarche de Christophe Feltz qui se dessine… Faire ressortir le sens des textes, transmettre le verbe et montrer l’être humain dans sa complexité : la joie comme la souffrance, les élans comme les fragilités. C’est aussi ce qui guide son envie de défendre l’excellence artistique auprès de tous les publics.

    Avec  La Centaine d’amour , il poursuit cette recherche d’une poésie vivante, incarnée, qui ne demande qu’à être ressentie. Et peut-être est-ce finalement cela, son ambition : « Faire du vivant pour les vivants »… 

    La Centaine d’amour , vendredi 2 octobre à 20 h, salle Amadeus du Münsterhof, 9 rue des Juifs à Strasbourg.

    Plein tarif 28 €, réduit 19 €, prévente 24 € jusqu’à ce 18 septembre. Réservation : billetweb.fr/la-centaine-damour ou caisse du soir à partir de 19 h 30.

    Réservations  sur billetweb.fr ; mail : info@theatre-lumiere.com ; Facebook : theatre.lumiere

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    mardi 25 août 2026

    « L'OIGNON FAIT LA FORCE » GÉRARD LARCHER CITE PABLO NERUDA À LA CONFRÉRIE DE L'OIGNON

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    CAPTURE D'ÉCRAN

    Logo
    Ouest France
    Dimanche 23 août 2026, la Confrérie de l'Oignon de Roscoff a intronisé un invité de marque : Gérard Larcher, le président du Sénat. Dans son discours, l'homme politique de droite a lu un poème que le Chilien Pablo Neruda avait consacré au légume.

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    VIDÉO. "Il était communiste mais aussi Prix Nobel" : quand
     Gérard Larcher cite Pablo Neruda à la Confrérie de l'Oignon
     Zoé BOIRON Publié le 24/08/2026 à 19h31

    En cherchant des références sur l'oignon pour son discours, il a dû finir par tomber sur ce poème de Pablo Neruda. Gérard Larcher a rendu hommage au légume lors de son intronisation au sein de la Confrérie de l'oignon, à Roscoff (Finistère), dimanche 23 août 2026. 

    ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

    Pour ce faire, il a lu un poème du Chilien prix Nobel de littérature en 1971. Un moment cocasse dont s'est amusé l'homme politique de droite. 

    ► À lire aussi :       ODA A LA CEBOLLA

    Le Président du Sénat a également évoqué les difficultés rencontrées par l'agriculture, la loi d'urgence agricole votée récemment, et fait un parallèle entre l'oignon, l'unité et les fractures du pays à moins d'un an de l'élection présidentielle. 

    Il a aussi rendu hommage à la ville de Roscoff, dont il est le voisin en tant que résident de l'île de Batz une partie de l'année et apporté son soutien aux agriculteurs.

    jeudi 20 août 2026

    ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE FEDERICO GARCÍA LORCA


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    UNE DU JOURNAL L'HUMANITÉ
    DU MARDI 18 AOÛT - 2026



    1936 - 18 AOÛT - 2026
    QUATRE-VINGT-DIXIÈME ANNIVERSAIRE 
    DE LA MORT DE FEDERICO GARCÍA LORCA 
    FEDERICO GARCÍA LORCA 
    AQUARELLE DE FABRIZIO CASSETTA
    Federico del Sagrado Corazón de Jesús García Lorca fut un poète et dramaturge espagnol, également peintre, pianiste et compositeur, né le 5 juin 1898 à Fuente Vaqueros près de Grenade et assassiné le 18 août 1936 entre Viznar et Alfacar par des milices franquistes.

    FEDERICO GARCÍA LORCA 
    PEINTURE DE KEN MEYER 

    ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 
    Federico fait des études de philosophie, littérature et droit à l'université de Grenade où il devient l'ami de Manuel de Falla qui exerce une forte influence sur lui.


    FEDERICO ET MANUEL
    DE FALLA À GRENADE
    Outre ses talents d'écrivain, il était aussi peintre et musicien. Passionné de musique folklorique, il organise, en 1922, un festival de Flamenco. En 1923, il participe à la création de « La Génération de 27 », un groupe littéraire de poètes, innovateur et révolutionnaire. Le groupe disparaît au début de la guerre d'Espagne.

    ► Lea también :       TRADUCIR EL BLOG

    En 1929, suite à sa rupture avec le sculpteur Emilio Aladren, il est victime d'une dépression. Sa famille l'envoie faire un voyage au États-Unis. Il rentre en Espagne en 1930 et s'installe à Madrid. En 1931, il est nommé directeur de la société de théâtre étudiante subventionnée, La Barraca, dont la mission est de faire des tournées dans les provinces essentiellement rurales pour présenter le répertoire classique.

    ARCHIVES RENDUES PUBLIQUES,
    RÉVÈLENT L'IMPLICATION DU RÉGIME DE FRANCO
    En 1936, au début de la guerre civile, il rentre en Andalousie. Il est arrêté par le régime franquiste et exécuté quelques jours plus tard par la phalange espagnole (les archives rendues publiques, en avril 2015, par Eldiario.es révèlent l'implication du régime de Franco). Son corps est jeté dans une fosse commune. En 2008, les fouilles ont été entreprises pour tenter d'identifier son corps, mais rien ne prouve à ce jour que Garcia Lorca ait bien été enseveli dans cette fosse. Ses fouilles reprendront en 2014.

    Le régime de Franco décide l'interdiction totale de ses œuvres jusqu'en 1953 quand « Obras completas » est publié dans une version très censurée.
    FEDERICO GARCÍA LORCA, PURA MAÓRTUA LOMBERA (PURA DE UCELAY)
    Y RAMÓN MARÍA DEL VALLE-INCLÁN EN EL PREESTRENO DE YERMA,
    MADRID, 29 DE DICIEMBRE DE 1934.
    LA HISTORIA, A COLOR
    Parmi ses œuvres on peut citer : « Poème du cante jondo » (1921), « Mariana Pineda » (1923-1925), « Romancero gitan » (1928), « Poète à New York » (1930), « Noces de sang » (1932), « "Yerma » (1934), « Divan du Tamarit » (1936), « Sonnets de l’amour obscur » (1936), « La Maison de Bernarda Alba » (1936).


    GARCÍA LORCA ET L'IMPRÉSARIO JUAN REFORZO
    À BUENOS AIRES EN OCTOBRE 1933
    PHOTO COLORISÉE TINA PATERSON 

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    jeudi 13 août 2026

    LA POÉTESSE CIRCE MAIA REMPORTE LE PRIX PABLO NERUDA-2026

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    CIRCE MAIA 


    Circe Maia, la poésie uruguayenne à l’état de grâce /
    La Diaria
    Un nouveau prix international de poésie vient s'ajouter au riche parcours de la poétesse uruguayenne Circe Maia (Montevideo, 1932). Cette fois-ci, un jury composé des écrivaines Rosabetty Muñoz (Chili), Lila Calderón (Chili), Carmen Ollé (Pérou), Laura Wittner (Argentine) et de l’écrivain Andrés Neuman (Argentine) lui a décerné le Prix ibéro-américain de poésie Pablo Neruda 2026. La poétesse, âgée de 94 ans, a appris la nouvelle en ligne, en compagnie de sa fille, lors d’un échange avec les représentants du prix.

    La Diaria 12 août 2026 - 1 minute de lecture 

    CIRCE MAIA   
    FOTO MARNELS FERREIRA

    la poétesse Circe Maia recevra le Prix ibéro-américain de poésie Pablo Neruda / Elle est la première Uruguayenne à obtenir cette distinction décernée par le ministère de la Culture du Chili. À 94 ans, Circe Maia reçoit une nouvelle distinction qui vient couronner une œuvre d’une rare discrétion. La grande poétesse uruguayenne s’est vu attribuer le **Prix ibéro-américain de poésie Pablo Neruda**, décerné par le ministère chilien des Cultures, des Arts et du Patrimoine. Elle est la première Uruguayenne à inscrire son nom au palmarès de ce prix créé en 2004.

    ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

    La nouvelle lui a été annoncée à distance, lors d’une rencontre virtuelle à laquelle elle assistait aux côtés de sa fille. Sa réaction, d’une simplicité désarmante, résume peut-être mieux que tout discours l’esprit de son œuvre : « Je ressens beaucoup de joie pour ce prix inattendu. C’est une très agréable surprise. »

    Le jury, composé des poétesses Rosabetty Muñoz, Lila Calderón, Carmen Ollé et Laura Wittner, ainsi que de l’écrivain Andrés Neuman, a salué une voix « d’une grande profondeur philosophique » dont les poèmes se distinguent pourtant par une « simplicité étrange et hypnotique ».

    Toute la singularité de Circe Maia est là : **penser profondément sans jamais alourdir le poème**. Chez elle, la philosophie se glisse dans les gestes ordinaires, les conversations, les objets familiers. La réflexion n’écrase pas le quotidien ; elle en révèle plutôt l’étrangeté. Peu à peu, son écriture s’est dépouillée, devenant plus elliptique, plus minimale, jusqu’à atteindre cette forme de limpidité où chaque mot semble pesé.

    Le ministre chilien Francisco Undurraga a ainsi évoqué une poésie capable de réunir « capacité réflexive et don communicatif ». Une formule qui dit bien la force d’une œuvre qui ne cherche ni l’effet ni la démonstration. Chez Maia, l’étonnement naît presque de rien : une perception, une phrase, un instant suspendu. Et soudain, le familier devient énigme.

    Née à Montevideo en 1932, Circe Maia appartient désormais au cercle des grandes voix de la poésie uruguayenne contemporaine. Son œuvre complète a été rééditée récemment, signe d’une reconnaissance critique renouvelée. En 2023, elle avait reçu le **prix international de poésie Federico García Lorca** et, l’année précédente, avait été déclarée citoyenne d’honneur de Montevideo.

    À l’heure où tant de poésie cherche à se faire entendre, Circe Maia aura choisi l’autre chemin : **celui d’une voix basse, précise, presque effacée — et qui, justement pour cela, continue longtemps de résonner.**

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