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| CIRCE MAIA |
Circe Maia, la poésie uruguayenne à l’état de grâce /Un nouveau prix international de poésie vient s'ajouter au riche parcours de la poétesse uruguayenne Circe Maia (Montevideo, 1932). Cette fois-ci, un jury composé des écrivaines Rosabetty Muñoz (Chili), Lila Calderón (Chili), Carmen Ollé (Pérou), Laura Wittner (Argentine) et de l’écrivain Andrés Neuman (Argentine) lui a décerné le Prix ibéro-américain de poésie Pablo Neruda 2026. La poétesse, âgée de 94 ans, a appris la nouvelle en ligne, en compagnie de sa fille, lors d’un échange avec les représentants du prix.
La Diaria
La Diaria 12 août 2026 - 1 minute de lecture
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| CIRCE MAIA FOTO MARNELS FERREIRA |
la poétesse Circe Maia recevra le Prix ibéro-américain de poésie Pablo Neruda / Elle est la première Uruguayenne à obtenir cette distinction décernée par le ministère de la Culture du Chili. À 94 ans, Circe Maia reçoit une nouvelle distinction qui vient couronner une œuvre d’une rare discrétion. La grande poétesse uruguayenne s’est vu attribuer le **Prix ibéro-américain de poésie Pablo Neruda**, décerné par le ministère chilien des Cultures, des Arts et du Patrimoine. Elle est la première Uruguayenne à inscrire son nom au palmarès de ce prix créé en 2004.
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La nouvelle lui a été annoncée à distance, lors d’une rencontre virtuelle à laquelle elle assistait aux côtés de sa fille. Sa réaction, d’une simplicité désarmante, résume peut-être mieux que tout discours l’esprit de son œuvre : « Je ressens beaucoup de joie pour ce prix inattendu. C’est une très agréable surprise. »
Le jury, composé des poétesses Rosabetty Muñoz, Lila Calderón, Carmen Ollé et Laura Wittner, ainsi que de l’écrivain Andrés Neuman, a salué une voix « d’une grande profondeur philosophique » dont les poèmes se distinguent pourtant par une « simplicité étrange et hypnotique ».
Toute la singularité de Circe Maia est là : **penser profondément sans jamais alourdir le poème**. Chez elle, la philosophie se glisse dans les gestes ordinaires, les conversations, les objets familiers. La réflexion n’écrase pas le quotidien ; elle en révèle plutôt l’étrangeté. Peu à peu, son écriture s’est dépouillée, devenant plus elliptique, plus minimale, jusqu’à atteindre cette forme de limpidité où chaque mot semble pesé.
Le ministre chilien Francisco Undurraga a ainsi évoqué une poésie capable de réunir « capacité réflexive et don communicatif ». Une formule qui dit bien la force d’une œuvre qui ne cherche ni l’effet ni la démonstration. Chez Maia, l’étonnement naît presque de rien : une perception, une phrase, un instant suspendu. Et soudain, le familier devient énigme.
Née à Montevideo en 1932, Circe Maia appartient désormais au cercle des grandes voix de la poésie uruguayenne contemporaine. Son œuvre complète a été rééditée récemment, signe d’une reconnaissance critique renouvelée. En 2023, elle avait reçu le **prix international de poésie Federico García Lorca** et, l’année précédente, avait été déclarée citoyenne d’honneur de Montevideo.
À l’heure où tant de poésie cherche à se faire entendre, Circe Maia aura choisi l’autre chemin : **celui d’une voix basse, précise, presque effacée — et qui, justement pour cela, continue longtemps de résonner.**
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