dimanche 31 mai 2009
COUVERTURES DES ÉDITIONS PRINCEPS DE PABLO NERUDA.
samedi 23 mai 2009
ALESSANDRO CANDINI ET PIERRE SANTINI RENDENT HOMMAGE À PABLO NERUDA ET FEDERICO GARCIA LORCA
samedi 9 mai 2009
CUBJAC : soirée poétique et musicale
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mardi 28 avril 2009
Pablo Néruda mis à l'honneur à Colmar
lundi 13 avril 2009
ERNESTO CARDENAL: PRIX PABLO NERUDA 2009
| ERNESTO CARDENAL EST LE GAGNANT DU PRIX PABLO NERUDA 2009. PHOTO AP |
vendredi 10 avril 2009
Pablo Neruda l'influent
mardi 7 avril 2009
MORT D'UN ANTI NÉRUDISTE PROFESSIONNEL
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| RICARDO PASEYRO |
samedi 14 mars 2009
La poésie de Pablo Neruda
vendredi 13 mars 2009
FRANCE FLEURIE REVIENT !
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| CHARLES D'ORLÉANS REÇOIT L'HOMMAGE D'UN VASSAL |
En tous pays, le trésor de noblesse
Par un chacun pouvoit en toi trouver
Bonté, bonheur, loyauté, gentillesse,
Clergie, sens, courtoisie, proesse.
Tous estrangiers amoient te suir (**).
Et maintenant voy dont j'ay desplaisance.
CHARLES D'ORLÉANS (1430)
Charles d'Orléans prisonnier dans la Tour de Londres Rappelons que Charles d'Orléans est né à Paris en 1394 et mort à Amboise en 1465. Méconnu du grand public, il a écrit une des œuvres poétiques les plus importantes du moyen âge français. Son poème «La Complainte de France» est un chant patriotique, composé pendant la longue captivité anglaise de l’auteur. Le poète souhaitait évoquer avec douleur les plaies de la patrie et l'éloignement des siens.
À travers l’intertexte, Neruda s’associe à Charles d’Orléans pour parler de l’exil, leur douloureuse expérience commune. Mais Neruda choisit un extrait précis qui pourrait être interprété comme une critique de cette France qui l’expulse, en rupture avec sa tradition de terre d’accueil.
Les valeurs et les vertus ancestrales, le glorieux passé de la France, sont d’un autre temps. La situation de détresse morale dans laquelle se trouve le pays est due, selon le poète, à un châtiment divin, en raison des péchés capitaux dont le « Très chrétien, franc royaume de France » est coupable.
De plus, dans l’extrait ci-dessus, Neruda revendique son lien profond avec la culture française en citant notamment Charles d’Orléans, mais aussi, Rimbaud et Rabelais. Mais la référence à Charles d’Orléans est d’autant plus intéressante qu’il s’agit d’un poète mal connu du peuple français, et qui renvoie à l’histoire de la littérature française d’il y a plus de 5 siècles. Neruda lit, cite et se reconnaît dans un auteur oublié par les propres français.
dimanche 25 janvier 2009
DANAI STRATIGOPOULOU, LA VOIX GRECQUE DE NERUDA S’EST TUE
Pablo Neruda et Danai Stratigopoulou
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samedi 17 janvier 2009
MUERE LENTAMENTE « HOAX LITTÉRAIRE »
| Photos d'archive de l'agence EFE de la femme de lettres brésilienne Martha Medeiros, la vraie auteur DU poème, et du poète chilien sur une photo prise en 1956, à Budapest |
Il meurt lentement est une poésie triviale, vaguement New Age, dans la ligne de ce que les québécois appellent « Bouillon de Poulet pour l'âme ». Il s’agit de textes qui réchauffent le cœur et remontent le moral. Le poème en question est un texte poétique qui s'est transformé, emporté dans un « hoax littéraire » de ce début de XXIème siècle.
Un « hoax » est une fausse information, non vérifiable, propagée spontanément par les internautes. Ces textes existent surtout sous forme de courrier électronique, ou de message sur des forums Internet. Ils encouragent les destinataires à les renvoyer à leurs contacts, ce qui crée une réaction « boule de neige ».
L'original « A Morte Devagar », fut publié le premier Novembre 2000 (la veille du Jour de Commémoration des fidèles défunts, fête des morts chrétienne) sur la page Web brésilienne Bacaninha, sous la signature de Martha Medeiros. On peut supposer que c’est l’auteur en personne qui l’a mis en ligne. Le texte a commencé à circuler sur Internet au moyen du système de « Chaînes de Lettres », en tant que poème de Pablo Neruda, atteignant une diffusion inespérée.
Si vous cherchez sur Internet [ "Muere lentamente", Neruda ] vous trouverez : avec Google un total de 23 600 réponses, avec AltaVista 132.000 résultats, avec Yahoo 132.000, et avec MSN Chercheur de Microsoft 24.100 résultats.
En raison des caractéristiques de la propagation des messages sur Internet, le faux texte de Neruda a eu des traductions multiples et une diffusion planétaire. Et ce, malgré les protestations et les réclamations de nerudistes de plusieurs pays. Le texte a poursuivi sa cyber existence et connut une propagation dans le Cyberespace.
La plaisanterie et sa mystification sont allés très loin, comme peut l'illustrer la fâcheuse posture dans laquelle s’est trouvée le Sénateur et Ministre Italien de la justice Clemente Mastella. En effet, ce dernier a lu ce texte publiquement en pensant que l'auteur était Pablo Neruda, ce qui provoqua une polémique en Italie, et motiva une réponse de l'éditeur italien de Neruda, Stefano Passigli.
Au début de l'année, c'est-à-dire huit ans plus tard, l'auteur a appelé la Fondation Neruda à Santiago du Chili pour éclaircir le sujet et pour réclamer la maternité du texte en question et pour mettre fin à l'histoire.
Le poème et son auteur ont été -semble-t-il- les seuls bénéficiaires de cette affaire, qui fut l’occasion du canular littéraire le plus répandu sur Internet en ce début de siècle.
samedi 10 janvier 2009
LE RETOUR DE NAZIM HIKMET 45 ANS APRÈS SA MORT
mercredi 31 décembre 2008
PABLO NERUDA ET LA RÉVOLUTION CUBAINE
mardi 2 décembre 2008
ALAIN SOUCHON CHANTE UN HOMMAGE À NERUDA
vendredi 24 novembre 2006
POUR UN UNIVERSEL RÉCONCILIÉ
mardi 17 octobre 2006
PABLO NERUDA RENAÎT À BORDJ BOU-ARRERIDJ
La ville de Bordj-Bou-Arreridj et ses alentours par satellite (World Wind/Nasa)dimanche 15 octobre 2006
NANCY CUNARD LA SCANDALEUSE
vendredi 10 août 1979
LE TESTAMENT DE PABLO NERUDA
[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]
COUVERTURE LA ROSE DÉTACHÉE
ET AUTRES POÈMESLORSQUE Pablo Neruda mourut, le 23 septembre 1973, dans sa maison de Santiago-du-Chili que venaient de saccager les rebelles du général Pinochet, il travaillait à un ensemble de poèmes qui comportait alors huit livres. Sa veuve, Mathilde, sauva les manuscrits, qui furent publiés à Buenos-Aires, chez Losada, de novembre 1973 à juillet 1974. Ces poèmes paraissent aujourd'hui en France dans une impeccable traduction due à Claude Couffon. La Rose détachée rassemble et rameute, reprend et creuse tout ce qui fit le lyrisme de Neruda : les grandes choses s'y mélangent aux petites ; les aveux y rejoignent la mythologie ; le sentiment de l'éphémère s'y conjugue avec celui de la permanence. Des textes, nés dans la maison de l'île Noire au Chili ou dans la résidence de Condé-sur-Iton en Normandie, disent la fragilité de la saveur du monde.
Puis la poésie de Neruda bascule, labourée, travaillée par les souvenirs : nous sommes dans le Moscou de jadis, au temps de l'exil, - et nous revenons à l'île Noire, à l'époque de Salvador Allende. La fidélité et la détermination, la méditation et les risques courus, voilà Pablo Neruda.
Pour comprendre et saisir la nature de ce lyrisme - dont on a dit, à juste titre, qu'il était universel - il importe de ne pas séparer le haut langage de Chant général, par exemple, de l'humilité narquoise des Odes élémentaires ; il faut observer que Neruda conciliait l'amour du passé et l'espérance dans l'avenir. Il parlait souvent, et dans ce livre même, de " retour ", de " revenir ", ce qui ne l'empêchait pas de souhaiter la transformation de la société, de vouloir le cours des métamorphoses.
La poésie est prophétie, non parce qu'elle dit ce qui va advenir, mais parce qu'elle exige que quelque chose advienne. La dimension hugolienne de Pablo Neruda est là ! Elle est aussi dans ce mélange perpétuel de l'intime et de l'épique. Dans le premier livre de la Rose détachée, le poète interroge les statues de l'île de Pâques :
Cette œuvre lut modelée par les mains du vent, les gants du ciel, la turbulence bleue...
Et de Polynésie (Poivre répandu / à la surface de la mer) nous sommes rejetés parmi ce que le poète nomme ses Défauts choisis, parmi les erreurs qu'il a commises, les faiblesses qu'il a éprouvées. Serait-on homme sans le droit aux contradictions que revendiquait Baudelaire ? Et serait-on poète si l'aveuglement ne jouait pas, ici ou là, sa partie ?
Je ne suis pas, je ne suis pas de braise ardente, / je suis fait de linge et de rhumatisme, / de papiers déchirés, de rendez-vous manques, / de modestes signes rupestres / sur ce qui fut pierres d'orgueil...
Sur tout cela, amoncellement de pierres et de mots, océan verbal traversé par des bourrasques, domine l'amour. Car Pablo Neruda fut, en notre siècle, l'un des tout premiers poètes de l'amour. La dernière incarnation de cet amour, la plus belle, ce fut Mathilde, et c'est vers Mathilde que la Rose détachée, ce recueil posthume, est entièrement tendu :
Il fut si beau de vivre quand tu vivais !







